MUSELETS CHAMPAGNE RUINART

MUSELETS CHAMPAGNE RUINART

Collaboration avec la maison Ruinart

Lorsque Laure, de la Fabrique Singulière, m’a contactée pour me demander si je serais intéressée de travailler avec des muselets de champagne pour la marque Ruinart, j’ai bien sûr accepté avec joie ; mais non sans une petite appréhension : un nouveau matériau à explorer et un univers jusqu’alors méconnu à interpréter.

Comme j’aime les défis, et travailler avec des marques qui portent les valeurs de l’excellence et de l’élégance, je me suis lancée, en commençant par analyser la zone d’intersection entre Ruinart et le champagne, Cécile Gray et la maille.

Assemblage des muselets

LA RENCONTRE DE DEUX UNIVERS

Couleurs et textures, « simplexité »
Des tonalités neutres pour un luxe minimaliste, une élégance épurée.
Le goût des matières brutes, directement produites par la nature.
L’amour du beau et du bien fait.

Travail de la main
Le geste et la patience sont des points communs entre celui qui travaille la vigne et l’artisan qui travaille la matière. Je réalise la grande majorité de mon travail à la main avec des outils très rudimentaires : des pinces coupantes, du scotch, du carton… Toute la valeur et la sensibilité de objets réalisés réside dans le savoir-faire manuel, l’ingéniosité pour apprivoiser les matières, les détourner en s’inspirant d’autres artisanats d’art (vannerie, textile, architecture…)

Une évocation de la relation aux autres, l’amour, la générosité, le partage

CRÉATION

Le processus : comment transformer le muselet tout en évoquant sa forme originelle et aboutir à la juste intersection entre l’univers de la Maison Ruinart et celui de Cécile Gray  

L’exploration : décortiquer le muselet et ses différentes composantes, se l’approprier, apprivoiser ses propriétés, ses qualités et ses contraintes (longueur de brin limitée, métal vrillé), explorer plusieurs pistes inspirées de différents univers

Crédits photos : Marion Saupin

La maille : au croisement de différents savoir-faire (vannerie, bijouterie, tissage, broderie…). Une apparente simplicité, à la fois géométrique et ronde, faisant écho à la forme originale du muselet et aux courbes de la bouteille. Un assemblage d’éléments, liés les uns aux autres, pour les sublimer et leur donner de la valeur. Une ganse tressée pour une finition parfaite.

La structure : une structure minimaliste, composée avec dextérité et précision, ingéniosité et délicatesse. Un sens extrême du détail.

L’œuvre : pensée comme un panier en vannerie, comme un accessoire. Un objet fait de liens, pour tisser des liens. Une invitation au partage, à la convivialité. Un appel à l’imaginaire.

Le muselet est un objet auquel on ne prête pas spécialement attention. Lorsqu’on ouvre une bouteille de champagne, à peine le papier métallique retiré, on détortille le fil de métal tout en gardant la main pour retenir le bouchon en liège, le regard braqué sur l’assemblée, impatiente d’entendre le fameux bruit caractéristique qui inaugure un moment joyeux.

Le muselet est propulsé et fini oublié par terre dans un coin de la pièce / Le muselet est alors déposé négligemment sur la table tandis que les convives se réjouissent de pouvoir savourer le délicieux breuvage.

L’œuvre met en exergue cet objet délicatement torsadé. Assemblés les uns avec les autres, comme s’ils se donnaient la main, ils forment une maille dorée, à la fois aérienne et rigide pour donner forme à un panier de pique-nique. Références au panier métallique que l’on trouve souvent dans les maisons de campagne, l’objet est une invitation à la détente, au partage et à la convivialité.

Conception : 50 heures
Fabrication : 15 heures
Nombre de muselets utilisés : 86
Exploration d’une quinzaine de mailles, tressages, tissages pour aboutir à la création de l’œuvre