A LA DECOUVERTE DU FIL D’OR JAPONAIS

A LA DECOUVERTE DU FIL D’OR JAPONAIS

La fabrication du fil d’or

Il est 9h à Paris, 17h à Tokyo.
C’est en visio que je rencontre M. Terashima, fabriquant de fil d’or à Tokyo.

Assis en tailleur sur un tatami, il me présente son entreprise, Terayasu, et son savoir-faire incroyable avec enthousiasme et passion.

Tout commence avec un rouleau de papier washi (和紙) long de 125m. Celui-ci est enduit à la main de laque végétale appelée urushi (漆絵). Au fur et à mesure, le papier est entreposé à l’étage inférieur à travers une trappe. Il va ainsi sécher pendant 2 à 3 jours. Cette étape est réitérée 3 fois de suite.

Des feuilles d’or provenant de la région de Kanazawa sont ensuite disposées côte à côte sur les 125m de papier enduit. Au total 5 800 carrés de 11,5 x 11,5cm !

Cette opération est réalisée à la main et représente une semaine de travail.

Une fois doré, le papier va être laminé en fines bandes sur toute la longueur, puis mis en bobine.

Ces lamelles d’or vont être enroulées sur une cordelette en coton pour apporter souplesse et solidité.

Ce savoir-faire traditionnel est spécifique à la région de Tokyo.
Il est utilisé pour les obi (帯), ceintures de kimono (fil fin) et pour les tenues d’apparat des sumo.

M. Terashima a également développé une marque de bijoux contemporain et souhaite étendre son activité à l’architecture d’intérieur.

J’ai été émerveillée par ce matériau et la façon dont il est fabriqué. Cela m’inspire beaucoup et je suis ravie de collaborer avec l’entreprise Terayasu, dans le cadre du programme « Inspiration of Kyoto » organisé par le TCI Lab et le Bureau du Design, de la mode et des Métiers d’Art.

Pour suivre de près ce projet et voir les prochains échantillons, abonnez-vous à la newsletter et à mon compte instagram.

J’ai hâte de vous partager mes premières recherches textiles avec ce matériau !